Club Amai (Meer/Hoogstraten)

« Moi, je construis des marionnettes » chantait Christophe.
René Gaillard, quant à lui, pourrait chanter « Moi, je construis des clubs libertins »
Pour les grands enfants que nous sommes, c’est bien plus intéressant 🙂

René donc, est le patron du club dont je vais parler aujourd’hui, le club Amaï. Ce dernier est ouvert depuis janvier 2015 et est en de nombreux points similaires à son petit frère le club Goesting qui a déjà été « évalué » ailleurs sur ce site.

Suite à ma première visite en novembre, j’ai attendu trop longtemps pour pouvoir retranscrire fidèlement ce dont je me souvenais. J’ai donc programmé une 2ème visite pour me rafraîchir la mémoire. Voici enfin le compte rendu de ma récente visite au…

amai logo

Accès et route : il n’y a rien de plus simple pour s’y rendre, ça peut se faire les yeux fermés, et pas besoin de GPS ! Vous prenez la E19, direction Breda et vous restez dessus tout le temps jusqu’à arriver à la sortie 1 (si vous continuez plus loin vous êtes en Hollande). A la sortie, vous suivez la route vers la droite et 300m plus loin, à votre gauche, voilà déjà le club.

Parking : vous passez une grille métallique pour accéder au vaste parking qui peut accueillir pas loin de 100 voitures, à vue de nez.

Accueil et prix d’entrée : Vous verrez une porte vitrée à côté de laquelle se trouve une sonnette. Une fois qu’on vous ouvre, vous vous trouvez dans un hall en face d’un petit bureau où un jeune homme très mignon, souriant et dynamique vous accueillera (en parfait français s’il vous plaît !) et vous donnera une clé de casier en échange de 20€, prix « T-girl » forfaitaire pour la soirée. Pas besoin de laisser votre clé de voiture, pas de contrôle d’identité, pas de carte de membre.

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l’une des 2 pièces pour se changer

Vestiaires : lorsque vous faites face à la réception, les vestiaires sont à votre droite. Deux grandes pièces avec plusieurs miroirs, une brosse à cheveux, et il me semble qu’il y avait aussi du coton et du produit démaquillant (sans certitude, ma mémoire me joue parfois des tours). Les casiers métalliques (nombreux !! au moins une centaine) sont munis d’un crochet pour suspendre votre veste et s’ils sont assez étroits, ils sont par contre tout en hauteur. Tout est très propre.

Toilettes : on sort du vestiaire, on repasse devant le préposer à l’accueil et à votre droite se trouvent les toilettes femme. Deux cabines, dont les murs sont recouverts de carrelage blanc. Un évier placé dans un angle et, cerise sur le gâteau, un miroir d’angle également, vous permettant de vous étudier sous toutes les coutures ! Déjà beaucoup exploité par votre reportrice attitrée 😉

vieille photo
le style d’illustrations ornant les murs du couloir principal

Bar & dance-floor : retour dans le couloir principal (moquette au sol, murs garnis de reproductions de vieilles photos porno amateur du début du siècle dernier), couloir au bout duquel se trouve l’espace « social » où on boit en faisant connaissance pour ensuite se dandiner sur le dance-floor, devant le grand miroir fixé au mur.

Une jeune fille se trouve au bar pour le service (rapide). Pas de cava disponible le jour de ma visite, dommage. Le vin blanc sec était bon par contre. La décoration de cette pièce est très particulière. En fait je pourrais presque dire qu’elle est conforme à ce dont on peut s’attendre dans un club libertin, à l’exception… des têtes de gibier empaillées (évidemment… ça vaut mieux…) accrochées au mur, juste au-dessus de l’espace fumeur (vitré). Je ne sais pas trop si le patron du club est un passionné de chasse ou s’il a simplement décidé que ce serait original pour sa déco… Quoiqu’il en soit, il y a au moins 5 bestioles à cornes empaillées qui vous regardent flirter.

Tout au bout du bar, à gauche, il y a un espace « cocooning » qui fait vraiment penser à un petit salon : un (faux) feu ouvert, de grands divans confortables et (on est quand même dans un club, pas chez soi…), un grand matelas devant la cheminée et une chaise gynéco à côté d’un des divans. Juste en face de cet espace se trouve l’accès la salle de…

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le restaurant avec le buffet, au fond à gauche

Restauration : comme tout le reste, le coin resto est très accueillant. Je ne sais pas ce qu’il en est pour les autres soirées mais ce soir-là, il y avait de la bonne soupe tomates-boulettes-vermicelles, un peu de charcuterie, un peu de fromage, du saucisson et des petites boulettes de viande froides, quelques salades à base de mayonnaise et quelques sucreries pour le dessert.

Alcôves et douches : l’espace de jeux se situe à droite du bar lorsque vous lui faites face. On peut le décrire comme un vaste labyrinthe, à l’entrée duquel se trouve une grande cage suspendue à un câble. L’intérieur de la cage est rendu confortable grâce à de gros oreillers et la structure peut varier de hauteur grâce à une télécommande. Elle peut aussi se déplacer dans l’espace en coulissant sur un rail fixé au plafond. Je n’avais jamais vu ça ailleurs. Vraiment une chouette attraction que j’espère avoir la chance d’essayer un jour !

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l’une des nombreuses alcôves

Ensuite vous avez le choix de partir sur votre gauche où vous allez trouver une grande alcôve en « terrasse couverte » et plus loin, l’accès à la petite salle de ciné X (10 sièges) dont les murs sont percés de glory holes. Le film proposé collait bien au thème de la soirée puisqu’il mettait en scène une shemale. Egalement dans ces parages, une petite « dark room ». Si vous décidez plutôt de partir vers la droite, vous allez trouver d’autres alcôves plus petites, une croix de St André, une alcôve en mezzanine, une autre avec des miroirs et vous finirez par déboucher dans un vaste espace dont l’attraction principale est une alcôve géante prévue pour le sexe en groupe.

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la déco de l’alcôve géante, avec les lustres

Cette alcôve est très luxueuse, avec une jolie fresque au mur et 2 beaux lustres colorés. Enfin, juste à côté, les douches et un jacuzzi « king size » dont les bords sont colorés grâce à des néons de couleur vive. Là encore, c’est le grand luxe et on n’a qu’une seule envie : plonger dedans.

Fourniture de capotes et serviettes : on peut déjà se procurer quelques « munitions » au bar mais chaque alcôve est pourvue d’un gros tube creux en aluminium (style tuyau d’évacuation des eaux) en forme de J. Ces tubes regorgent de préservatifs prêts à l’usage. Présence de rouleaux de Sopalin dans chaque alcôve.

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distributeur de préservatifs

Ambiance générale : lors de ma visite nous étions en « comité restreint », il y avait entre 20 et 30 personnes maximum. C’est peu pour un club de cette taille mais ça facilite les choses pour faire connaissance. Les gens sont très accueillants et font des efforts pour s’exprimer en français. Pour la musique, il n’y a pas de DJ mais la programmation de la soirée était clairement axée sur les années 70 et 80, tous styles confondus. On a eu droit à du Queen, du Scorpions, de la disco, de la new-wave, du ska, du reggae et même du Deep Purple ! Première fois que j’entends « Smoke on the water » dans un club libertin… why not après tout ! La musique ne va pas excessivement fort, ce qui permet la discussion.

Public présent : majoritairement des T-girls, et également des couples. Quelques hommes seuls mais ils étaient minoritaires. La plupart de ces personnes sont originaires de la région ou d’Anvers, distante d’environ 40kms. La tranche d’âge varie de 40 à 60 ans. Le public arrive tôt, entre 20h et 21h30. Passé 22h il n’y a plus de nouveaux arrivants (du moins ce soir-là). Les personnes présentes sont joueuses et la présence de femmes ne porte pas préjudice aux T-girls dont les hommes sont friands.

fly party Points négatifs : quel dommage qu’il n’y ait pas de cava !! 😉 Juste une petite remarque à propos de l’éclairage dans les vestiaires, certains spots ne fonctionnaient pas, c’était peut-être voulu pour faire « lumière tamisée » mais ce n’est pas l’idéal pour se repoudrer le nez…

Bon à savoir : à la lecture du « concept » du club, rédigé sur leur site, on comprend qu’ici, on demande à la clientèle de venir avec le but premier d’être sexuellement active et de « jouer ». L’ambiance actuelle de la plupart des clubs libertins, qui peuvent plutôt être assimilés à des discothèques érotiques, est pas de mise ici. On ne forcera personne à jouer contre son gré bien sûr, mais tout a été pensé (la diversité des alcôves le prouve) pour inciter les visiteurs à laisser libre court à tous leurs fantasmes. Une « politique maison » que personnellement, j’approuve à 100%.

Conclusion : Pour moi, le club Amai, c’est le Top du top des clubs en Belgique ! C’est même plus beau que l’Eroxx, ou que Mystique, la seule différence notable avec les clubs précités étant qu’ici il n’y a pas de jardin ou de piscine extérieure. Comme expliqué au début de l’article, le Club Amai est la propriété du patron du Goesting. On pourrait presque dire que, si le Goesting était un brouillon, le club Amai en est sa version définitive. Leur site web est en parfaite adéquation avec la réalité : même ambiance, même concept au niveau du décor. Voilà un club que je tenterai de fréquenter régulièrement en 2016, en espérant que les soirées T-girls attirent de plus en plus de monde. On m’a dit que les autres soirs il arrivait que le club soit blindé. Tant mieux pour eux car c’est vraiment mérité !

Club visité en décembre 2015
photos par Alexandra, de nombreuses autres de meilleure qualité sont disponibles sur le site officiel du club.

Les jours intéressants pour les T-girls :
chaque 4ème mercredi de 20h à 1h : bi & travestis
chaque 4ème vendredi de 21h à 2h30 : kinky, fetish, sextreme party

Tarifs : T-girl 20€ / couple 30 € / homme seul 60 € / femme seule : gratuit

Club Amai : John Lijsenstraat 26, 2321 Meer

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